Ecriture d'un enfant, son interprétation

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« Tu écris mal, applique-toi un peu » entend-on les parents dire à leurs enfants.

« Tu écris mal alors que le petit voisin qui a ton âge écrit bien » Si les choses sont présentées ainsi, il ne peut-être question que d’une mauvaise volonté de l’enfant . Il est possible que cette hypothèse reflète la réalité, toutefois, il est beaucoup plus probable qu’elle soit complètement fausses.

 

Auquel cas, le désarroi de l’enfant qui essuie ces remontrances ne fait qu’accentuer ses difficultés.

L’écriture des enfants est délicate à analyser parce qu’ils n’atteignent la parfaite maîtrise de la motricité qu’à partir de l’âge de 12ans. Jusque-là, le geste comporte des maladresses normales.

 

Par ailleurs,l’enfant qui éprouve des difficultés a lui aussi un graphisme  moins épanoui, moins adapté.

Cependant, dans une même classe d’enfants ayant approximativement le même âge,  certains ont sans doute une habileté précoce, mais on peut se faire une idée de l’habileté moyenne.

 

En conséquence, ceux dont le graphisme est nettement plus maladroit que celui des autres éprouvent vraisemblablement des difficultés.

S’il s’agit de difficultés motrices, l’enfant se montre également maladroit pour d’autres gestes .

Malgré cela, l’origine psychologique des troubles n’est pas pour autant exclue et il est utile de consulter un centre spécialisé.

Mais, la plupart du temps, il s’agit uniquement de maladresse graphique.

L’enfant connaît alors des problèmes psychologiques plus ou moins graves que l’étude du geste graphique permet généralement de saisir, en partie  tout au moins.

 

Exemple de l’écriture d’un enfant de  9ans:

 

Tout d'abord, c'est un enfant de 9ans.

La maladresse  est frappante.

Les reprises se chevauchent, se coupent(voir: berger, béliers).

Non seulement le geste est irrégulier, mais il est surtout mal maîtrisé et l'écriture manque de cohésion.

La personnalité de l'enfant, elle aussi manque de cohésion.

le trait de l'écriture est léger signe d'une certaine nervosité, enfant nerveux, il a tendance à puiser dans ses nerfs, la fatigue physiologique se fait ressentir, le trait perd en substance, d'où une certaine fatigabilité, il s'arrête souvent sur ce qu'il fait.

Par contre cet enfant est consciencieux il veut bien faire: les espaces entre les mots sont réguliers et les reprises prouvent une réelle application. Cet enfant souffre d'un conflit psychologique qui enraye la structure de l'écriture, son langage intérieur se vêt dans l'expression de son tracé comme un signe à dire quelque chose.

Les reprises maladroites , elles ne coïncident pas avec les interruptions:

L'enfant est trop nerveux pour bien diriger  son crayon.

Néanmoins, il a de l'amour propre- l'écriture est verticale et les hampes tendent à la surélévation-aussi, tout reproche constituera-t-il une blessure qui ne fera qu'accentuer sa nervosité et, par ricochet, sa maladresse.

 

Il faut nouer le dialogue avec cet petit être, car il aime le contact, les espaces entre les mots sont peu importants.

Mais il faut ménager son Amour-propre dont témoignent quelques surélévations et le redressement du graphisme.

Il faut veiller à économiser ses forces pour éviter l'épuisement nerveux. Si on l'aide dans ce sens, si on n'exige pas plus qu'il ne peut faire , cela sera déjà un grand pas vers une compréhension qu'il sentira et parlera.