FORUM 2012

La souffrance, pourquoi ?

 

La souffrance, qu’on le veuille ou non, est au centre de nos préoccupations. Que nous cherchions à l’éviter ou à la comprendre, elle impose à l’Homme une quête et un questionnement.

Pourquoi ? Pour quoi ?

Façonnant de l’intérieur les méandres de nos épreuves, elle trace un chemin et révèle un appel, une aspiration à une guérison plus fondamentale, sans doute la guérison de l’âme. Qui d’entre nous n’a pas un jour crié sa rébellion avec ces mots : « Pourquoi moi ? » Ainsi nous nous débattons et tentons de panser les plaies, de résoudre les problèmes, d’endiguer ce phénomène peut-être incontournable. On fait appel à Dieu, un Dieu qu’on invente, un Dieu qu’on supplie, on affirme des idéaux, on construit des palais, on cherche sa route en se heurtant à cet inéluctable, une humanité qui s’est faite chair et désir.

Chaque culture, chaque tradition, a apporté ses réponses et proposé un mode d’emploi. La psychanalyse et la psychothérapie se sont à leur tour attelées à cette tâche, d’autant plus assidûment qu’elles se retrouvent quotidiennement aux prises avec l’intense souffrance de la désorganisation psychique.

La souffrance est-elle nécessaire, inévitable, inéluctable ? Est-elle facteur de conscience ou de renoncement ? Se transforme-t-elle en héritage, un poids charrié de génération en génération ? Comment se parle-t-elle aujourd’hui dans notre société ? La souffrance peut être un puits sans fond, un enfermement ou même une impasse. Mais elle peut aussi être une opportunité d’évolution, un point d’appui au chercheur qui sommeille en nous. Elle peut être initiatrice et initiation. Quelles réflexions, quelles contributions, quels éclairages, la psychologie transpersonnelle peut-elle apporter à cette question de la souffrance en osant explorer la transcendance, d’autres dimensions de la conscience, de nouvelles approches cliniques, en proposant une autre vision de l’humain et de la vie, finalement un véritable défi individuel et collectif ?