Feldenkrais

Explorer avec une infinie douceur de simples mouvements ; entrapercevoir « ce que nous ne savons pas que nous ne savons pas ! » et ainsi  retrouver le chemin de l’inné, celui de l’enfant qui naturellement rampe et culbute, explore et jubile de satisfaire son instinct.

 

Une chronique écrite en novembre 2016 par Serge Shingyo Rampal :

 

Le Dojo Zen de Toulon s'est donné pour objectif de soutenir la pratique de zazen et ainsi aider chacun à progresser sur la voie de l'Eveil telle que le Bouddha nous y invitait. Parallèlement à la pratique assidue de zazen des méthodes corporelles sont aidantes, la méditation assise s'en trouve grandement facilitée. C'est avec plaisir que j'ai replongé dans un petit livre de M. Feldenkrais "La conscience du corps" rédigé en 1967. Son invitation reste à ce jour d'actualité pour qu'advienne une génération d'hommes authentiquement libres, dans leur esprit et dans leur corps.

 

Extraits : « Le principal défaut et l’inconvénient majeur de l’éducation, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, c’est qu’elle est fondée sur des formes d’éducation ancestrales ; mais ses règles surannées avaient été établies sans claire conscience de leur tendance au mimétisme, au nivellement … Toutefois, bien qu’elle n’y réussisse pas il n’en reste pas moins que les similitudes d’aspect, d’opinion et d’objectifs ne font que croître. 

 

La tendance actuelle à l’uniformisation, au sein de notre société, conduit, dans bien des domaines, à des conflits avec l’individu : celui-ci, pour s’adapter, doit donc lutter contre ses besoins organiques ou identifier ceux-ci avec ceux de la société dans laquelle il vit, de façon que cette dernière ne lui semble pas imposée. C’est ce qui fait que la plupart des adultes vivent derrière un masque. Ce masque est le visage que l’on voudrait avoir devant les autres, comme devant soi-même. L’individu s’efforce de lutter contre l’impulsion. Le désir impérieux d’être sans cesse approuvé par ses semblables est si grand, que la plupart des gens passent une vie entière – mais pas « leur » vie – à renforcer leur masque. Souvent même, il s’identifie tellement à son masque qu’il le tient tout à fait pour partie intégrante de lui-même, qu’il n’est plus capable d’impulsions organiques.

 

Jusqu’à quel point, et surtout de quelle façon, un individu peut-il se venir en aide ? L’aide à soi-même peut être pénible, voire difficile mais elle est, dans la pratique à la fois possible et réalisable. 

 

S’il est exact que nos instincts les plus primitifs nous viennent de notre hérédité, notre aptitude à prendre conscience de nous-mêmes, elle aussi, est héréditaire ; il vaut mieux se perfectionner à travers la prise de conscience plutôt que d’écraser la bête qui est en nous. 

 

La prise de conscience représente aujourd’hui l’échelon le plus élevé de l’évolution humaine. Quand elle est complète, elle exerce sur l’activité de tout le corps une harmonieuse emprise. Il est donc préférable de développer et d’augmenter la prise de conscience, plutôt que de réfréner des impulsions instinctives et primaires. Chacune de ses actions deviendra ainsi plus humaine, plus conforme au véritable caractère de l’homme. » 

 

Moshé Feldenkrais

 

 

 

Lien vers les activités de Valérie Feasson 

 

 

 

Un dimanche au Jardin de Kamala (de 10 h à 16 h 30 h.) : 

 

Dimanche 18 novembre 2018

 

Tarif : 50 € (repas végétarien inclus)

 

 

Renseignements et inscriptions au 06.75.69.87.11 (Valérie)