Les métiers de la résilience

Les métiers de la transition

 

Cette page a pour objectif de donner une vue d'ensemble des différents secteurs d'activités qui auront un rôle essentiel à jouer dans cette transition vers une société de la résilience. 

 

Deux tendances de fond se confirment jour après jour :

 

1. La transition numérique Elle se confirme un peu plus chaque année, modifiant nos modes de vie, faisant apparaître de nouveaux secteurs d'activité et en faisant disparaître d'autres. Tous les métiers sont touchés par cette vague de changement particulièrement puissante. Historiquement, chaque changement de support d'écriture a toujours engendré des modifications civilisationnelles profondes. Avec le passage au numérique, nous sommes au début d'une nouvelle ère.

Toutefois, il est aujourd'hui essentiel que des collectifs citoyens et des institutions puissent se réapproprier la maîtrise de l'outil numérique pour être capable de le mettre en oeuvre, de le faire fonctionner en dehors du système numérique mondialisé. Un numérique low-tech, local, maîtrisé et indépendant doit encore émerger. L'hyper-dépendance actuelle aux géants du numérique diminue fortement nos capacités collectives de résilience. 

Face à la puissance du numérique, une éducation critique à son utilisation devient essentielle. Elle manque de manière flagrante dans les actuels programmes pédagogiques. 


 

2. La transition énergétique : 

Nous vivons la dernière décennie de pétrole abondant. Par après, sur une planète limitée avec une population croissante, nous devrons apprendre à être beaucoup moins dépendants des énergies fossiles. Actuellement la presque totalité des secteurs d'activité ne pourrait fonctionner sans pétrole. Une fois que celui-ci se fera plus rare, tous les métiers devront se réinventer.

L'effondrement de la biodiversité, les problèmes de pollution et l'explosion des inégalités sociales amènent une série de chercheurs à encourager un véritable changement de société et la concrétisation d'une véritable économie écologique. 

 

 

Liste expérimentale et non-exhaustive des métiers de demain

 

Les résumés des métiers du numérique et du développement durable énumérés ci-dessous proviennent du formidable travail d'investigation du siep (http://metiers.siep.be

Le reste est une compilation de ce que j'ai pu glaner petit-à-petit sur le sujet... 

 

Première partie : Les métiers de la transition numérique

 

Depuis 1990, la transition numérique n'a cessé de s'accélérer. Tous les domaines aujourd'hui se numérisent. Certains métiers, remplacés par l'intelligence artificielle, sont voués à disparaître, et d'autres, utiles au bon fonctionnement des systèmes informatiques, sont aujourd'hui en plein boum. Voici ci-dessous une liste des métiers phares du numérique.

 

Les arts numériques :

 

« Art digital », « Computer based arts », « Net arts », « Arts électroniques », etc., les appellations sont nombreuses pour désigner ce secteur qui mêle à la fois l’art, les technologies et les sciences.

 

Animateur 2D/3D : Si les premières animations consistaient essentiellement en dessins réalisés à la main, l’arrivée des nouvelles technologies a permis d’étendre le champ de créativité et de proposer des animations en deux, voire trois dimensions.

 

Auteur/scénariste multimédia : Lorsqu’un producteur et un chef de projet décident de créer un projet multimédia (site internet, cd-rom, jeu vidéo, etc.) ou de mettre en place une performance live incluant les arts numériques, ils peuvent faire appel à un auteur-scénariste afin de trouver, de développer et d’écrire une idée originale adaptée à ce produit. Il s’agit d’un créateur qui va concrétiser une idée au moyen d’un scénario très détaillé.

 

Chef de projet multimédia : Véritable chef d’orchestre, le chef de projet multimédia est chargé de mener à bien la réalisation d’un produit (cd-rom, site internet, jeux vidéo, etc.) en collaboration avec différents acteurs. En général, il collabore avec l’auteur/scénariste du projet mais aussi avec les différents techniciens dont les compétences sont requises : graphistes, ingénieurs du son, animateur 2D-3D, réalisateurs vidéo, webdesigners, développeurs, programmeurs, etc

 

Concepteur multimédia : Le concepteur multimédia est chargé d’adapter la scénarisation d’un projet (cd-rom, site web, animations 2D-3D, performances live de VJ, exposition interactive, supports interactifs, spots et bannières publicitaires, jeux vidéo, applications mobiles, etc.) et de diriger les étapes de la conception.

 

Concepteur vidéo : Le concepteur vidéo est chargé de la conception des vidéos qui viendront s’insérer dans un projet multimédia (sites web, jeux vidéo, applications mobiles, bornes interactives, etc.), artistique (concerts, chorégraphies, expositions, soirées, clips, etc.), ou tout autre projet nécessitant de la vidéo dans son contenu

 

Documentaliste multimédia : A l’instar du documentaliste traditionnel, le documentaliste multimédia est chargé de répertorier, d’archiver et d’actualiser des matériaux variés (textes, vidéos, bandes son, images, etc.) sur divers supports multimédia

 

Game designer : A partir d'un scénario écrit ou non par lui, le game designer, également appelé concepteur de jeu vidéo, conçoit les principes d’un jeu vidéo, son ambiance et ses mécanismes. Sur base de la charte graphique, des personnages et des décors définis en accord avec le directeur artistique et l’infographiste, il se penche sur les capacités d’action des personnages, c’est-à-dire le gameplay. Il définit les règles du jeu, les niveaux de difficultés, les différentes ambiances de chaque niveau, les énigmes…

 

Infographiste : L'infographiste est un artiste qui conçoit et réalise les aspects graphiques (en 2D ou 3D) et artistiques d’un projet au moyen de logiciels informatiques spécifiques. Il travaille sur différents supports : sites internet, films d'animation, jeux vidéo, etc. Il se charge également de la typographie et de la mise en page de documents divers (invitations, cartes de visite, affiches, folders, etc.). 

 

Sound Designer : Dans le processus de création d’un produit multimédia (CD-ROM, jeu vidéo, logiciel de simulation, sites internet, etc.) ou d’un événement (installations, performances artistiques en live, événements urbains), l’habillage sonore est devenu essentiel. En effet, la voix, la musique de fond, les effets sonores permettent de renforcer le visuel mais aussi de guider l'utilisateur ou le spectateur dans la découverte de l'œuvre ou du produit. Le son contribue à l'ambiance générale et captive l’attention. Dans les jeux vidéo, par exemple, la musique va renforcer le sentiment de mystère, de danger, d’aventure et va accompagner les actions du joueur

 

Le spécialiste en image de synthèse : Le spécialiste en image de synthèse est un infographiste qui crée des images produites entièrement par des moyens informatiques. Il crée ces images à partir d'un modèle et y ajoute un rendu. C'est donc lui qui imagine les environnements graphiques, les scènes ou images en se basant sur des descriptions et des représentations géométriques (réalisées par les spécialistes 3D par exemple). Une fois l'environnement créé, il est chargé de lui appliquer un rendu, c'est-à-dire, de lui donner vie. Pour ce faire, il va rendre l'image la plus réaliste possible, en haute qualité graphique. Son travail se base essentiellement sur des modèles en 3D mais il peut également traiter des images en 2D.

 

Les métiers de l'informatique

 

Architecte de l'information : L’architecte de l’information élabore les fondations de l’interface de sites web, d’intranets, de logiciels et d’applications. Si elles sont bien bâties, l’utilisateur pourra facilement se repé­rer et naviguer sur le site

 

Architecte logiciel : Comme son nom l'indique, l'architecte logiciel crée des logiciels. Son travail sert à garantir que ces programmes sont solides, bien conçus et qu'ils fonctionnent correctement

 

Architecte réseau : L'architecte réseaux conçoit les composantes d'un réseau adapté aux besoins de l'entreprise. Cela consiste à d'abord définir les besoins d'échanges entre les différents acteurs et ensuite à déterminer les choix de matériels et de logiciels pour répondre au mieux à la demande. Après ces tâches, il mettra en place le réseau qui permettra aux utilisateurs d'échanger des informations d'un ordinateur à l'autre et prendra les mesures nécessaires pour la sécurité des accès et des communications

 

Automaticien : L'automaticien intervient à différents niveaux sur des lignes de production ou de stockage et sur des machines automatisées, dans des entreprises couvrant des domaines très variés (productions agro-alimentaire, chimie, construction mécanique, électronique, électrique, imprimerie, textile, etc.). Il peut être amené à travailler sur la conception et le montage d'un système automatisé ou s'atteler au réglage, à la modification ou à la maintenance de ces systèmes

 

Bioinformaticien : Le bioinformaticien met la technologie informatique au service de la biologie. Son métier exige une double compétence. Il n’est pas un biologiste avec de vagues compétences en informatique, ni un informaticien possédant des bases en biologie. C’est un véritable spécialiste des deux domaines. Grâce aux calculs de son ordinateur, les milliards de données produites par l’organisation des gènes peuvent être exploitées, analysées et comparées par les chercheurs en biologie. Les recherches biotechnologiques, biomédicales et génétiques, principalement sur le génome humain, nécessitent qu’il recoure à de puissants algorithmes, des suites d’opérations mathématiques permettant de résoudre des problèmes ardus.

 

Chef de projet informatique : Le chef de projet pilote un projet informatique, de son idée de départ jusqu'à sa réalisation et son déploiement. Selon les besoins du maître d'ouvrage, le client, il veille à obtenir le meilleur résultat au point de vue qualité, performance, respect du budget et des délais de livraison. Il est donc responsable du résultat lors de l'implémentation d'un système dans une entreprise et est l'interlocuteur privilégié du client

 

Commercial en informatique : Le métier de commercial en informatique consiste à démarcher, dans un secteur géographique ou sur un marché précis, des entreprises afin de leur présenter les produits de sa société (ordinateurs, matériels périphériques, logiciels, prestations, etc.) et d'identifier ceux qui peuvent répondre à leurs besoins. Responsable d'un portefeuille de clients, il se charge aussi de mettre au point une proposition commerciale et technique (cahier des charges) et négocie les contrats. Pendant toute la durée du projet, il est l'interlocuteur privilégié du client et assure la liaison entre les services techniques de sa société et ce client. Comme son nom l'indique, il s'agit donc d'un commercial dont la mission est de vendre les compétences de l'entreprise informatique qu'il représente.

 

Conseillère Help-desk : Le conseiller helpdesk est un technicien de maintenance informatique qui travaille dans un centre d’appel. Il est chargé de dépanner les utilisateurs à distance (généralement par téléphone) dans leurs utilisations d'outils informatiques, notamment en cas de panne. Il peut être amené à gérer des utilisateurs de différentes sociétés. La plupart du temps, le conseiller helpdesk, que l’on appelle aussi "technicien support" ne gère que les problèmes techniques de base, c'est-à-dire qu'il prend connaissance de l'identité de l'appelant et du problème rencontré et les consigne dans une base de données.

 

Développeur web : Le développeur web s’occupe de la partie technique des sites Internet. A la demande d’un client ou d’une entreprise et sur base d’un cahier des charges, il conçoit des sites sur mesure ou adapte des solutions techniques existantes. Spécialiste des langages informatiques, il prend en charge l’ensemble des fonctionnalités du site, son architecture, l’accès aux données ainsi que l’écriture des lignes de codes contenant du texte, du son et des images

 

Enquêteur spécialisé en sécurité informatique : Support d’information en pleine évolution, l’Internet peut être un vecteur avec lequel des infractions sont commises. La criminalité informatique ne se limite plus uniquement à des infractions spécifiques, telles que le hacking, mais les ordinateurs ou les systèmes informatiques deviennent le but même de l’infraction. Cette criminalité a évolué et s’est accrue fortement avec le temps

 

Intégrateur web : Sur base de maquettes fournies par l'équipe graphique, l'intégrateur web est chargé de produire et de traduire en langage informatique (HTML, CSS) les différents éléments (textes, images, sons, vidéos) qui vont composer le site Internet. Il va ainsi monter les gabarits des pages types disponibles sur le futur site ex. : la home page, une page article, une page contact, etc.). Ensuite, il les fournira au développeur qui se chargera d'y intégrer les fonctionnalités du côté du serveur du site.

 

Technicien en gestion informatique : C'est la personne qui est chargée dans une entreprise de l'implantation, de l'entretien et du dépannage des systèmes informatiques de gestion servant aux opérations comptables, à la gestion des ressources humaines, au traitement de l'information et autres applications et qui exploite ces systèmes pour accomplir diverses tâches administratives comme la facturation des clients, l'émission des chèques des payes et la tenue des inventaires. Spécialisée à la fois en informatique et en administration, elle est en mesure de répondre aux besoins de l'entreprise pour installer des ordinateurs, dépanner les systèmes, former le personnel à l'utilisation de nouveau logiciel de gestion, développer et tenir à jour des bases de données ou améliorer les systèmes existants en vue de résoudre des problèmes de gestion particuliers.

 

Les métiers du numérique sont en plein boum et évoluent en permanence au fur et à mesure de l'évolution technologique. Il est clair que le développement de compétences particulières en informatique est un véritable atout pour se démarquer sur le marché du travail.

Si le secteur est promis à un bel avenir, la seule inconnue qui subsiste concerne la disponibilité des ressources et matières premières pour faire tourner un secteur particulièrement énergivore.

Philosophiquement, avons-nous également envie que l'intelligence artificielle et le virtuel prennent encore plus de places dans nos vies... ? La question mérite d'être posée.

 

Pour en savoir davantage sur les métiers du numérique, consulter : metiers.siep.be

https://www.leforem.be/chiffres-et-analyses/metiers-d-avenir-transition-...

 

 

Deuxième partie : Les métiers du développement durable

 

Le développement durable  est une nouvelle conception de l'intérêt général, appliquée à la croissance économique et reconsidérée à l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects  environnementaux  et  sociaux d'une planète globalisée. Selon la définition donnée par l'ONU, le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Il s''inscrit encore dans la logique d'une société capitaliste industrielle cherchant à créer de la « croissance verte ».

 

Biologiste en Environnement : Le biologiste qui se spécialise en environnement cherche à lutter contre les dérives du monde moderne et leurs effets néfastes sur les milieux naturels (faune et flore) et sur la santé. Ses domaines de prédilection sont la détection et la gestion de la pollution, le traitement des eaux et des déchets et les problèmes de réchauffement climatique

 

Animateur en énergie : L'animateur en énergie a pour mission de sensibiliser des publics divers à l'utilisation rationnelle de l'énergie. Il conçoit et met en place des formations, des animations, des événements pour informer le public et le rendre actif dans son utilisation quotidienne de l'énergie.

 

Auditeur énergétique : L'auditeur énergétique réalise le check-up d'habitations privées, de bâtiments publics ou privés. Il passe en revue une série de points et analyse ce qui peut être amélioré pour réduire les consommations d'énergie. Le check-up porte sur l'isolation des parois extérieures, l'installation de chauffage, le système de production d'eau chaude et la consommation d'électricité. Il analyse également avec l'occupant des lieux ses factures d'énergie et le mode d'utilisation de ses équipements (thermostat d'ambiance, vannes thermostatiques, etc.)

 

Conseiller en énergie renouvelable : Le conseiller en énergies renouvelables est chargé d'informer et de conseiller les particuliers ou les organismes sur les énergies renouvelables. Il donne des conférences, participe aux salons d'information ou à tout événement où il est susceptible de conseiller le public. Il agit également comme relais entre les personnes désireuses de s'équiper en installations pour produire leur propre énergie et les professionnels qui les installent. Il renseigne quels sont les installateurs agréés, il aide au choix d'un devis, il répond aux interrogations des futurs utilisateurs, etc

 

Ecoconseillère : L'éco-conseiller est le généraliste de l'environnement et du développement durable. Sa mission principale est de promouvoir et de faire respecter les principes du développement durable par le plus grand nombre d'acteurs possibles. Sa vocation est d'assurer au maximum la prise en compte de la protection de l'environnement et des ressources naturelles (air, eau, sols, faune, flore, etc.) et d'intégrer les activités humaines dans une perspective de développement durable. La résolution d'un problème environnemental nécessite souvent le recours à plusieurs disciplines et, bien sûr, au dialogue entre les spécialistes

 

Ingénieur·e en agronomie, bioingénieur·e : L'ingénieur en agronomie est mu par l’objectif de protéger la nature et/ou d’en optimaliser l’exploitation. Sa pratique l’amène à le décliner dans des domaines variés comme la Chimie et les Bio-industries (chimie, biologie, biotechnologies, bio-informatique, génétique, sciences et technologies des aliments, technologies de l'eau, etc.), les Sciences et technologies de l’environnement (Nature, Eaux, Forêts, génie rural et environnemental, la gestion de l'environnement et l'aménagement du territoire) ou encore les Sciences agronomiques (agronomie générale, tropicale, économie et développement, protection des végétaux, horticulture, productions animales, etc.

 

Les métiers de l'éolien : Chef de chantier éolien, ingénieur en construction d'éolienne, électricien éolien..

 

Les métiers du photovoltaïques : Ingénieur en photovoltaïque, installateur de panneaux, ...

 

Les métiers de l'agriculture biologique à grande échelle : Agriculteur, ingénieur agronome, chercheur...

 

Aujourd'hui les métiers du développement durable ont le vent en poupe, car il sont notamment soutenus et encouragés par les politiques. Ils sont une étape essentielle vers une société plus respectueuse de de l'environnement.

Toutefois, certains critiquent cette approche, car elle préconise que la croissance économique est toujours possible, alors que fondamentalement les ressources sont limitées. Selon eux, le développement durable n'encourage pas une transition écologique forte, changeant profondément la société. « La croissance verte » serait un mirage...

 

Troisième partie : Les domaines de la transition écologique

 

La transition écologique est une évolution vers un nouveau modèle économique et social, un modèle de société soutenable qui renouvelle nos façons de consommer, de produire, de travailler, de vivre ensemble pour répondre aux grands enjeux environnementaux, ceux du changement climatique, de la rareté des ressources, de la perte accélérée de la biodiversité et de la multiplication des risques sanitaires environnementaux. Cette transition s'accompagne d'un ralentissement et d'une décroissance de la consommation.

 

A. Le domaine de l'économie collaborative

 

L’économie collaborative est une activité humaine de pair à pair, qui vise à produire de la valeur en commun et qui repose sur de nouvelles formes d'organisation du travail et d'échanges. Elle repose sur une société du partage, qui passe par la mutualisation des biens, des espaces et des outils, des savoirs (l'usage plutôt que la possession), l'organisation des citoyens en "réseau" ou en communautés et généralement l'intermédiation par des plateformes internet (à l'exception de modèles comme les réseaux d'échanges réciproques de savoirs) dont le fonctionnement « repose sur des algorithmes qui font de l'appariement entre différents acteurs sociaux ». L'économie collaborative est l'un des trois principaux écosystèmes d'usages numériques où le travail numérique s'exprime.

 

A.1 Dans l'alimentation

Les potagers urbains

Les distributeurs de paniers biologiques

Les supermarchés coopératifs

 

A.2 : Dans l'habitat

La facilitation d'habitat groupé

La gestion de biens communs au profit de communauté locale

 

A.3 : Dans les espaces de travail collaboratif

Les espaces de co-working

Les Hakerspaces

Les fablabs

 

A.4 : Dans le transport

Le covoiturage

L'auto-partage

Les vélos partagés

 

A.5 : Dans le voyage

L'échange de maison

Le gardiennage de maison

Le tourisme avec des locaux

Le couch et food-surfing

Le Wwoofing

 

A.6 : Dans les savoirs

Les site d'échanges de compétences et de savoirs

 

A.7 : Dans les biens matériels

Les prêts d'objets

Le commerce de la seconde main

 

A.8 : Dans la finance

Les monnaies alternatives

Le crowfounding

L'entreprenariat collaboratif

 

A.9 : Dans la culture numérique

Les licences libres

Les logiciels libres

 

A.10 : Dans la politique

La démocratie numérique

 

 

B. Le domaine de l'économie circulaire


L'économie circulaire est un concept économique qui s'inscrit dans le cadre du développement durable et qui s'inspire notamment des notions d'économie verte, d’économie de l'usage ou de l'économie de la fonctionnalité, de l'économie de la performance et de l'écologie industrielle (laquelle veut que le déchet d'une industrie soit recyclé en matière première d'une autre industrie ou de la même).

Une telle économie fonctionne en boucle, se passant ainsi de la notion de déchet. Son objectif est de produire des biens et services tout en limitant fortement la consommation et le gaspillage des matières premières, et des sources d'énergies non renouvelables.

 

- Dans les métiers du bâtiment

- Dans le commerce (nourriture, vêtements, objets du quotidien...)

- Les ressources et le recyclage des déchets

- La logistique (organiser l'économie circulaire à grande échelle)

 

C. Le domaine et les outils de l'intelligence collective

 

L'intelligence collective représente la capacité intellectuelle d'une communauté d'individus qui est issue des interactions entre ses membres, permettant d'effectuer des tâches complexes grâce aux synergies réalisées.

 

- La décision par consentement

- La communication non-violente

- Les nouveaux outils numériques libres au service de l'intelligence collective

- La médiation

 

D. Concrétiser la transition écologique

 

Dans l'agriculture

Développer l'agro-écologie

Organiser un nouvel accès à la terre (Terres-en-vue)

Préserver les semences

Devenir Nimaculteurs (les nouveaux agriculteurs, exode urbain vers les campagnes...)

.....

 

Dans le domaine de l'énergie

L'éolien citoyen

Le solaire thermique

L'économie des flux

.....

Dans l'architecture

Dessiner les maisons, passives, végétales et recyclables

Trouver et concevoir les nouveaux matériaux de construction écologiques

Déployer l'habitat léger

 

D.4 Dans la production

Concevoir et organiser des nouveaux modes de production

L'imprimante 3D

Concevoir des matériaux écologiques et intelligents

Le retour de l'artisanat

 

D.5 : Dans la médecine

Concrétiser une médecine écologique qui prend directement en compte l'écologie du patient et l'impact environnemental des remèdes proposés.

 

D. 6 : Dans le journalisme

Encourager la transition écologique par les mots

Tous repor-terre...

 

D.7 : Dans l'art et la culture

Pour créer un nouvel imaginaire

 

D.8 Dans l'accompagnement

Le développement de l'approche du CARE dans tous les métiers du social.

 

...

 

Au delà de ces domaines, tous les métiers entament aujourd'hui une prise de conscience écologique. C'est une vague de fond qui ne fera que s'accroître à l'avenir.

 

Au delà du choix d'un métier, cette transition se réalise avant-tout par un changement d'état d'esprit, une nouvelle manière d'envisager sa vie.

Il s'agit de concrétiser petit-à-petit un nouveau paradigme, tout secteur confondu.

 

En ce sens trois évolutions sont en cours :

 

- L'apparition de métiers verts  directement liés à la préservation des ressources et de l'environnement (l'eau, les forêts, le paysage, la gestion des déchets...). Des formations et des diplômes existent pour ces métiers.

- Le développement des « métiers verdissants » se réinventant en intégrant directement la dimension écologique (l'architecture, la production alimentaire, les transports... ). Dans tous les secteurs, des formations se développent autour de cette thématique.

- La modification du rapport au travail, avec le développement de « modes de travail » plus écologiques : ralentir, travailler moins et mieux, diminuer ses déplacements, réfléchir au sens de sa profession, travailler la qualité des relations, sortir de l'unique logique du profit, veiller au bien commun.... Des outils, des formations sont proposées pour changer petit-à-petit son mode de vie, son rapport au travail et à la consommation...

 

Pour plus d'infos voir les sites :

 

https://www.defi-metiers.fr/panoramas/les-metiers-verts

 

 

E. Les metiers de la résilience

 

Certains auteurs vont plus loin qu'un simple appel à la transition écologique. Ils annoncent purement et simplement un effondrement de notre civilisation entre 2025 et 2050. Ils appellent dès aujourd'hui à construire une société plus résiliente, c'est-à-dire capable de survivre à l'effondrement des systèmes économiques et politiques actuels.

D'après eux, nous vivons une époque particulière, une fin de cycle marquée par des changements profonds et qui s'accélèrent. 

 

Certains commencent à imaginer une liste des métiers qui devront se développer dans un contexte d'effondrement. Pour amoindrir le choc de l'effondrement de nos systèmes économiques et politiques, ils préconisent le développement dès aujourd'hui d'une économie résiliente, capable de survivre aux effondrements qui s'annoncent.

 

E.1 Le low tech (technologies douces...)

 

Le low-tech ou basse technologie, par opposition à high-tech, est un ensemble de techniques apparemment simples, pratique, économiques et populaires. Elles peuvent faire appel au recyclage de machines récemment tombées en désuétude.

Ce sont des solutions techniques qui cherchent à être simples, bien pensées, bien dimensionnées et réparables et une fabrication plus locale, plus proche de l'artisanat que de la production industrielle. Il peut aussi s'agir de prosommation, c'est à dire production par l'utilisateur. Il n'existe toutefois pas de réelle définition du Low-tech.

 

E.2 La permaculture (jardinage biologique intensif...)

 

La permaculture est une méthode systémique et globale qui vise à concevoir des systèmes (par exemple des habitats humains et des systèmes agricoles, mais cela peut être appliqué à n'importe quel système) en s'inspirant de l'écologie naturelle (biomimétisme ou écomimétisme) et de la tradition. Elle n'est pas une méthode figée mais un « mode d'action » qui prend en considération la biodiversité de chaque écosystème. Elle ambitionne une production agricole durable, très économe en énergie (autant en ce qui concerne le carburant que le travail manuel et mécanique) et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques, tout en laissant à la nature « sauvage » le plus de place possible

 

E.3 Les médecines holistiques

 

La thérapie holistique est une expression de la médecine non conventionnelle, s'appuyant sur un sens dérivé du holisme, et désignant des méthodes qui seraient fondées sur la notion d'un soin apporté en tenant compte de la « globalité de l'être humain » : physique, émotionnel, mental et spirituel, ou corps-esprit et considérant le patient comme une personne et non comme un malade

 

Exemple de disciplines qui favorisent une approche holistique :

 

Naturopathie

Aromathérapie

Phytothérapie

Homéopathie

Médecine chinoise

Ostéopathie douce

Réflexologie

Kinésiologie

Micro-kiné

Le reiki

...

 

E.4 La communication animale, végétale...

 

Petit-à-petit se développe des formations et des approches nouvelles de la nature et du vivant permettant de rentrer directement en communication avec un animal ou un végétal. Ces découvertes révolutionnent notre rapport à la nature en permettant de la comprendre en profondeur.

 

E.5 La collapsologie

 

Exercice transdisciplinaire d’étude de l’effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder, en s’appuyant sur la raison, l’intuition et des travaux scientifiques reconnus.

 

E.6 Approcher la réalité quantique : quand la physique rejoint la métaphysique...

 

Chaque jour, d’ailleurs, sans le savoir souvent, nous utilisons les créations issues des travaux de la physique quantique : appareils numériques, portables GSM, ordinateurs PC, Internet, Wifi, ouvertures de portes à reconnaissance laser…..Au delà de ce constat, selon les enseignements de la physique quantique, nous serions bien plus que de la simple matière, avant tout des êtres faits d’énergie et d’informations. Nos pensées créeraient notre monde physique et nous serions ainsi responsables de tout ce qui nous arrive, en tant que créateurs de notre réalité de chaque jour. Sur ces bases, ce sont tous nos rapports au monde, notre faculté à dépasser nos émotions et nos peurs, notre propension à générer de l’argent, à mieux vivre en famille et en couple, notre potentiel de guérison, qui en seraient alors totalement chamboulés. Des phénomènes encore inexpliqués comme la mémoire cellulaire, les transmissions de pensée, les guérisons spontanées, les intuitions, les syncronicités, la médiumnité, la télékinésie, l’homéopathie seraient alors également décodables avec limpidité.

 

Voir le site de l'Université interdisciplinaire de Paris : http://www.uip.edu/

 

E.7 A l'école de la résilience

 

Il s'agit du développement de nouvelles pédagogies encourageant la connexion à la nature, le travail sur soi, l'apprentissage de la démocratie directement dans la classe, la créativité, la relation entre les générations, l'apprentissage de nouveaux paradigmes, l'ouverture à la spiritualité...

 

F. Trouver la transition en soi

 

Enfin la résilience, c'est avant tout la capacité à pouvoir se relever d'un choc et d'un traumatisme, qu'il soit individuel ou collectif. Le développement de la résilience passe donc inévitablement par un travail sur soi, sur notre histoire, notre ombre, nos peurs et surtout nos rêves et nos plus profondes aspirations...

Elle passe également par le développement d'une profonde confiance en soi, en l'autre, en la vie et le sentiment d'être connecté à plus grand que soi...

 

Plusieurs écoles psychologiques et courants spirituels proposent des approches permettant à chacun de renforcer sa propre capacité de résilience :

 

F.1 : La psychologie transpersonnelle

F.2 : La psychologie humaniste

F.3 : Les thérapies quantiques

F.4 : La simplicité volontaire

F.5 : La transition intérieure

F.6 : La spiritualité au sens large du terme (chrétienne, bouddhiste, chamanique, musulmane,... )

 

Au delà du choix d'un métier et d'une transformation profonde de la société, l'approche de la résilience est avant tout une invitation à se transformer de l'intérieur. Elle demande à faire le deuil d'un mode de vie matérialiste, prévisible et sécurisé. Elle demande plutôt à trouver sa force dans une foi inébranlable dans la vie, dans la possibilité d'exprimer ce qui résonne au plus profond de nous : l'amour, la solidarité, le courage d'être soi, le partage de nos connaissances et de nos aspirations les plus profondes.

 

« L'avenir n'est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons faire »

Henri Bergson