Le Travail - Byron Katie

Accompagner autrement famille

Qui est Byron Katie ?

 

C’est une femme ordinaire. C’est une femme extraordinaire.

 

Chaque matin, Byron Katie s’est certainement levée, s’est occupée de ses enfants, est partie travailler. Jusqu’à arriver à ne plus pouvoir se lever, s’occuper de ses enfants, aller travailler. À ne plus s’aimer. À ne plus supporter son environnement.

 

Durant 10 ans, elle a sombré plus profondément dans la dépression. Son mari, ses enfants avaient peur d’elle. Elle ne mangeait plus. Elle  ne quittait plus sa chambre, n’en ayant ni la force, ni l’envie. Son mari, la voyant se mettre en danger, la fit hospitaliser. Le seul centre que leur assurance remboursait était un centre pour troubles alimentaires.

 

Et là, l’extraordinaire se passa. Byron Katie, terrorisant le personnel et les patients (es), fut isolée dans une chambre à l’écart. Elle avait une si piètre opinion d’elle-même qu’elle dormait à même le sol, se trouvant indigne de dormir dans un lit.

Un matin, alors qu’un cafard courait sur sa jambe, elle prit conscience que tout ce qui lui arrivait était. La réalité était ainsi : un cafard courait sur sa jambe. Elle se mit à aimer ce qui était : le cafard sur la cuisse, les enfants qui ne rangent pas leur linge sale, le mari qui …, sa mère qui …, et les voisins, et le gouvernement et j’en passe.

 

Ses yeux furent alors emplis d’amour. Tout ce qui émanait d’elle n’était qu’amour.

 

Comment avait-elle pu passer, en une nuit, d’une si mauvaise image d’elle-même à l’amour inconditionnel ?

 

 

Qu’est ce que le Travail de Byron Katie ?

 

« Nos parents, nos enfants, nos conjoints (es) et nos amis (es) continueront à appuyer sur tous les boutons que nous avons, jusqu’à ce que nous réalisions que c’est ce nous ne voulons pas savoir de nous-mêmes, encore. Ils nous montreront notre liberté, à chaque fois. » Byron Katie


 

C’est un processus, une méthode permettant de remettre en question ses pensées, ses croyances.

 

À quoi cela sert-il ?

 

Comme chaque jour, nous nous brossons les dents, par mesure d’hygiène dentaire. Chaque jour, nous remettons en question nos pensées par mesure d’hygiène mentale.

 

Nous ne pouvons nous empêcher de penser. Durant chaque seconde, chaque instant, lorsque nous marchons dans la rue, regardons le ciel, une fleur, discutons avec un(e) ami(e) … , nous pensons. Toutes nos tâches du quotidien, nos gestes, nos paroles sont accompagnés de pensées, sont influencés de nos croyances.

 

Ces pensées, ces croyances nous sont parfois bénéfiques. Et parfois, elles créent du stress : colère, tristesse, frustration, culpabilité, anxiété, …

 

Les remettre en question, c’est quitter cet état émotionnel désagréable pour revenir à un état de tranquillité, de sérénité, de paix, d’harmonie, de joie.

 

Mon vécu

 

Lors d’une formation de relaxologue, il y a 15 ans, j’ai entendu parler de Byron Katie pour la 1e fois. J’ai rejeté son livre « Aimer ce qui est ». À l’époque, j’étais mariée, en congé parental. Le gros différent entre mon mari et moi : la répartition des tâches ménagères. Je pensais, je croyais, j’étais sûre de moi : mon mari confondait congé parental et congé ménager ! Tournaient en boucle, dans ma tête, les « Il devrait m’aider », « Je ne suis pas sa bonne », « Nous étions 2 pour concevoir nos enfants ; nous sommes 2 pour les élever », « Il pourrait cuisiner de temps en temps, tout de même !! » Et là, je lis qu’après des années de guerre contre ses enfants pour qu’ils ramassent leur linge sale, Byron Katie s’est rendue compte que c’était à elle de le ramasser puisque c’était elle qui était dérangée par cette situation ! Mon ego s’est aussitôt révolté : hors de question que je ramasse le linge sale de mon mari ; hors de question que je sois la seule à nettoyer la maison. Mais la réalité était ainsi : j’étais la seule à nettoyer la maison.

 

J’ai rangé le livre dans la bibliothèque, totalement en réaction contre ce que je venais de lire.

 

Douze ans plus tard, après une longue période où je me suis entièrement consacrée à ma vie de mère et de professeur de classe, j’ai éprouvé le besoin de prendre soin de moi. Je me suis placée devant la bibliothèque, à la recherche du livre qui m’apprendrait à me donner de la douceur, à me donner du temps, de l’amour. Le livre « Aimer ce qui est » m’a fait un grand clin d’œil. Au fur et à mesure de la lecture, je me suis apaisée ; ce que je lisais résonnait agréablement en mon corps.

Depuis je me forme ; je facilite ; je suis facilitée ; je noircis des feuilles.

 

C’est, pour l’instant, l’outil le plus puissant que je connaisse, à condition que j’accepte de lâcher prise sur ma pensée, que j’ouvre mon esprit et mon cœur. Je ressens, à chaque fois, un grand bien-être, un profond sentiment de plénitude. Derrière chaque pensée que je remets en question, se cache un TRÉSOR.

 

Je baigne entièrement dans la douceur.