Zazen

les six manières de s'asseoir

Pour pratiquer zazen, la méditation zen, dans la mesure du possible asseyez-vous les jambes croisées sur un zafu (coussin rond et épais). Redressez-vous, basculez le bassin en avant à partir de la cinquième vertèbre lombaire et étirez la colonne vertébrale.

 

Si cela vous est possible croisez les jambes dans la position du demi-lotus qui est traditionnellement recommandée. Cette posture permet aux d'être bien enracinés dans le sol. Poussez le ciel avec la tête, contactez la terre avec les genoux. (En fonction de votre état de santé, d’autres postures sont également possibles comme représentées sur l'illustration ci-jointe).

 

La main gauche repose sur la paume de la main droite, les pouces se rejoignent dans le prolongement l’un de l’autre avec une léger contact, les poignés reposent sur le haut des cuisses et le tranchant des deux mains est en contact avec le bas-ventre. Le menton est rentré, la nuque tendue sans raideur, le nez à la verticale du nombril, les épaules tombent naturellement. La bouche est fermée, l’extrémité de la langue est contre le palais et la mâchoire relâchée. Les yeux sont mi-clos, le regard posé de façon détendue à un ou deux mètres devant soi, sur le sol.

 

Peu à peu, la respiration devient calme, longue et profonde. Au début, l’attention peut être portée sur l’expiration en exerçant une légère poussée du ventre vers le bas. L’inspiration vient alors naturellement, sans effort. Ensuite, il s’agit simplement d’observer la respiration telle qu’elle est, sans la modifier, en y étant pleinement présent.

 

Dans cette posture, le flux des pensées est interrompu par la simple attention portée à une juste tension musculaire et à la respiration. Plus on pratique zazen, plus on comprend, à travers les fibres de son corps, que ces pensées sont dénuées de toute substance réelle, qu’elles vont elles viennent librement. On peut alors découvrir qu’il existe une conscience intuitive, originale et universelle, radicalement différente de la conscience habituelle du moi. Si vous maintenez la posture juste et que vous laissez s’installer une respiration profonde et paisible, votre esprit lui-même devient vaste et paisible.

 

Le fonctionnement du cerveau s’éclaircit naturellement. Cet état n’est pas celui d’une conscience particulière, mais le simple retour à la condition normale de l’esprit. Le mode de pensée dualiste de l’ego est abandonné et notre unité originelle avec toutes les existences se réalise. La conscience intuitive, hishiryo, penser sans penser volontairement, apparait naturellement grâce à la concentration sur la posture et la respiration. 

 

(Texte extrait du livret édité par l'Association Zen International / Association Zen de la Gendronnière)

 

  • Posture de Zazen Dojo Zen de Toulon Kodo Sawaki
    Maître Kodo Sawaki assis en Zazen